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Créer un collage à la Matisse

Arts plastiquesHistoire de l'artActivité débranchéeAucun logiciel
ProjetDuréeDifficultéÂge
Robots Meet Arts60 minDébutant8 - 12 ans

Matériel​

  • Vidéoprojecteur + ordinateur portable (ou image imprimée pour chaque groupe)
  • Lot de feuilles de papier de couleur
  • 2 bâtons de colle par binôme
  • 2 feuilles A4 blanches par binôme
  • 2 crayons à papier par binôme
  • 1 gomme par binôme
  • 1 taille-crayon par binôme
  • 2 paires de ciseaux par binôme
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Collage fou à la Matisse

Liens utiles​

  • Vidéo « Sandwich Bot » : excellente introduction aux algorithmes :

Séquence 1 - Mise en route (Warm-up)​

Notes pour l'enseignant·e

Avant de commencer la séance, découpez 2 lots de formes identiques. Par exemple : 2 triangles, 2 carrés, 2 hexagones, 2 cercles. Préparez également 2 crayons et 2 feuilles A4 blanches à portée de main.

Quand les élèves donnent des instructions confuses ou trop nombreuses, n'hésitez pas à lancer « Erreur ! » — à eux de reformuler plus clairement. Privilégier des consignes courtes et précises. Respecter l'ordre logique des étapes.

Envie de changer d'artiste ? Voici d'autres maîtres du collage : Hannah Höch, Kurt Schwitters ou Eduardo Paolozzi.

« Aujourd'hui, nous allons créer des œuvres inspirées de l'artiste Henri Matisse. »

Pour lancer l'activité, commencez par projeter une œuvre de Matisse au tableau (par exemple Deux Masques [La Tomate]).

Henri Matisse - Deux Masques (La Tomate)

Utilisez les questions suivantes pour discuter de ce que les élèves observent :

  • Que voyez-vous ?
  • Avec quel matériau l'œuvre est-elle réalisée ?
  • À votre avis, comment l'artiste a-t-il procédé ?

Programmer la maîtresse / le maître​

Distribuez à chaque groupe : 1 feuille A4, 1 bâton de colle et 1 lot de formes. Prévoyez le même matériel pour vous.

Les élèves ont quelques minutes pour réaliser une composition avec leurs formes — veillez à ne pas regarder leur œuvre pendant cette phase.

Une fois leur composition terminée, les élèves vous « programment » en vous donnant des instructions précises. L'objectif : réussir à vous faire reproduire exactement la même œuvre en suivant uniquement ces consignes.

Réflexion autour de la séquence de mise en route​

Suite à votre performance, prévoyez une phase de bilan collectif. Vous pouvez guider la réflexion avec ces questions :

  • Qu'est-ce qui a bien fonctionné ?
  • Qu'est-ce qui a posé problème ?
  • Comment pourrait-on s'améliorer la prochaine fois ?

Cette phase vous a permis d'introduire les compétences liées à la pensée computationnelle suivantes :

  • Décomposition : Découper un problème complexe en petites étapes plus faciles à comprendre et à résoudre.
  • Algorithme : Un algorithme, c'est une suite d'instructions pour résoudre un problème ou accomplir une tâche — c'est comme ça qu'on « explique » aux ordinateurs ce qu'ils doivent faire.

Séquence 2 - Approfondissement (Build-up)​

Notes pour l'enseignant·e

Prévoyez le matériel suivant pour chaque binôme :

  • 2 paires de ciseaux
  • Lot de papier de couleur
  • 2 bâtons de colle
  • 2 feuilles A4
  • 2 crayons à papier
  • 1 gomme et 1 taille-crayon

Pour ajuster le niveau de difficulté, vous pouvez :

  • Commencer par des formes géométriques simples, plus faciles à décrire à l'oral.
  • Limiter le nombre d'instructions que l'artiste peut donner.
  • Demander à l'artiste d'écrire ses instructions avant de les transmettre.
  • Proposer des formes organiques plutôt que des formes géométriques connues.
  • Augmenter ou réduire le nombre de formes selon le niveau des élèves.

Les élèves se mettent en binômes. Chaque élève découpe 2 lots de formes identiques — même forme, même taille, même couleur.

Par exemple :

  • 2 carrés rouges
  • 2 cercles bleus
  • …

Chaque élève réalise ensuite une composition avec l'un de ses lots de formes et la colle sur une feuille A4. Attention : les élèves ne doivent pas voir l'œuvre de leur partenaire.


Séquence 3 - Mise en pratique (Rehearsal)​

Pour cette phase, les élèves s'assoient dos à dos afin de ne pas voir la feuille de l'autre. L'un devient l'« artiste », l'autre le « faussaire ». L'artiste donne des instructions claires au faussaire, qui tente de les exécuter du mieux possible. L'objectif : reproduire l'œuvre de l'artiste sans la voir, uniquement grâce aux consignes données.

Une fois terminé, les élèves comparent l'« œuvre originale » et la « contrefaçon ». Le faussaire a-t-il relevé le défi ?

Une fois les discussions terminées, laissez les élèves échanger leurs rôles pour pouvoir vivre l'ensemble des situations d'apprentissage.

Les élèves rangent les chutes de papier et le matériel à leur place.

Pour conclure la séance, vous pouvez organiser une petite exposition pour mettre en valeur les œuvres réalisées.


Adapter le niveau de difficulté​

Ces pistes de différenciation vous permettent d'adapter le niveau de difficulté selon vos élèves.

  • Nombre de formes : Vous pouvez laisser les élèves utiliser plus ou moins de formes dans leur composition. Plus il y en a, plus la tâche se complexifie.
  • Types de formes : Pour commencer, privilégiez des formes géométriques simples (carré, cercle, hexagone…). Elles sont plus faciles à nommer, ce qui aide les élèves à associer la bonne consigne à la bonne forme.
  • Invention de forme : Pour corser l'exercice, proposez aux élèves d'inventer leurs propres formes. Ces formes originales sont plus difficiles à décrire, ce qui complique la formulation des instructions.
  • Utilisation des couleurs : Limitez le nombre de couleurs autorisées — par exemple trois maximum. Cela évite que les élèves se reposent uniquement sur la couleur pour identifier une forme, et les pousse à formuler des descriptions plus précises et abstraites.
  • Limitation du nombre d'instructions : Fixez un nombre maximum d'étapes ou de phrases — par exemple 10. Vous pouvez aussi en faire un défi : qui réussira à obtenir le bon résultat avec le moins d'instructions possible ? Autre possibilité : demander aux élèves d'écrire leurs instructions sur papier avant de les transmettre à l'« exécuteur ».
  • Coups d'œil (indices) : Si la tâche devient trop difficile, vous pouvez accorder aux élèves un nombre limité de « coups d'œil » — par exemple trois. Pendant un coup d'œil, l'élève peut regarder l'œuvre de son partenaire, puis ajuster ses instructions en fonction de ce qu'il a observé.

Cette fiche fait partie du projet Robots Meet Arts, financé par le programme Erasmus+. Contenu sous licence CC BY-SA 4.0.